Crevette squelettique, Caprella mutica

Crevette squelettique
Caprella mutica
Japanese Skeleton Shrimp
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Espèce exotique envahissante :
Attention!
Cette espèce est une espèce exotique envahissante!
Il est très important d'apprendre à reconnaître les espèces exotiques envahissantes et de les signaler quand vous les voyez. Ces espèces peuvent causer de graves problèmes dans les écosystèmes où elles sont introduites. Dans certains cas, la détection précoce peut aider à prévenir la propagation. Toutes les précautions doivent être prises pour en éviter la progression.
Liste des espèces exotiques envahissantes |
Description :
Caractéristiques générales :
•Crustacé ayant l’apparence d’une mante religieuse.
•Corps pouvant atteindre 35 mm à 50 mm de longueur (femelles et mâles).
•Couleur du corps variant du brun-verdâtre au rouge-orangé.
•Deuxième paire de pattes thoraciques (gnathopode) se terminant par une griffe repliable pour favoriser la capture des proies (ravisseuse).
•S’accroche à différents substrats à l’aide de leurs péréiopodes (pattes postérieures) modifiés en crochets.
•Présence d’épines ou de tubercules sur les péréionite (segments du corps) 3 à 7 formant une sorte d’armure.
•Caractéristiques du mâle adulte :
- Absence de tubercules ou d’épines sur le céphalon (la tête) et les péréionites 1 et 2.
- Péréionites 1 et 2 sont très allongés.
- Présence de poils sur les péréonites 1 et 2 ainsi que sur le gnathopode 2.
-Le gnathopode 2 est situé dans la partie postérieure du deuxième péréionite et son point d’insertion forme 90 degrés.
•Caractéristiques de la femelle adulte :
- Présence ou absence de petits tubercules sur le céphalon et les péréionites 1 et 2.
- Oostégites picotés de rouge principalement observés sur les individus frais.
- Le gnathopode 2 est situé dans la partie antérieure du deuxième péréionite et son point d’insertion forme environ 45 degrés.
Espèce pouvant être confondue avec Crevette squelettique :
Habitat :
Son habitat d’origine se situe principalement dans les halliers de zostères marines ou dans les macroalgues retrouvées dans la zone infralittorale. Due à sa capacité à s’habituer à son environnement, cette caprelle peut être fixée sur les algues, les hydrozoaires, les bryozoaires, les éponges, les bouées, les cordages ainsi que sur les filets et les installations maricoles. Cette espèce non-indigène tolère une gamme de température variant de - 1,80C à 250C et celle d’une salinité variant de 11 à 35 ppm. Cependant, cette caprelle pourrait tolérer des températures plus basses que -1,80C, car elle est présente à des endroits où la glace se forme (exemple : Baie-des-Chaleurs). Les individus peuvent être trouvés de la ligne de marée à des profondeurs allant jusqu’à 200m de profondeur.
Histoire naturelle :
Caprella mutica a été décrite pour la première fois en 1935 sur des organismes échantillonnés sur les côtes sibériennes situées dans la mer du Japon. Cette caprelle a été introduite en Amérique du Nord en tout premier lieu, sur la côté Pacifique vers le début des années 70 et par la suite sur la côte Atlantique vers la fin des années 90. Le premier recensement de cette espèce au Canada, a été signalé en 1998 à l’Ile-du Prince-Edouard. Par la suite, Caprella mutica a été observée dans la Baie-des-Chaleurs (en 2007) ainsi qu’en Colombie-Britannique (en 2009). L’apparition de cette caprelle dans nos eaux peut être expliquée par le transport des eaux de ballast ainsi que par l’aquaculture. Le succès de cette espèce envahissante dans les eaux du Saint-Laurent peut être expliqué par son potentiel de reproduction élevé. Il y a deux générations par année et les femelles sont matures et fécondes à de très petites tailles. De surcroît, le développement direct assure un bon taux de survie pour la progéniture future. Caprella mutica est un excellent envahisseur grâce à sa bonne tolérance environnementale, sa croissance rapide, son taux de reproduction élevé, sa diète flexible (brouteur, filtreur, racleur et détritivore-nécrophage) son caractère agressif et enfin à son comportement de commensalisme avec les activités humaines. Son impact sur les activités humaines telles que l’aquaculture de la moule, peut diminuer le taux de captage et de croissance des naissains. L’abondance de cette caprelle peut être très élevée sur ces infrastructures. En effet, la densité peut atteindre plus de 10 000 individus par mètre carré.
Distribution :
Caprella mutica est indigène en ce qui a trait aux eaux côtières de l’est de l’Asie (Japon et Sibérie). Cependant, c’est une espèce non-indigène pour plusieurs pays du globe. En effet, elle est retrouvée principalement au Canada, en Nouvelle-Zélande et en Europe. Pour ce qui est de sa distribution au Québec, Caprella mutica a été recensée aux Iles-de-la-Madeleine et dans la Baie-des-Chaleurs.
Bibliographie et références :
. TURCOTTE, C et SAINTE-MARIE, B. 2009. Synthèse de la biologie de la caprelle japonaise (Caprella mutica), Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques, Pêches et Océans Canada; 28p.
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